Une 5e victoire, un top 10 en WorldTour puis direction les Mondiaux !

Mardi 24 septembre 2019

Pas de véritable coupure

Après avoir terminé son premier Tour de France, Benoit n’a pas véritablement fait de coupure : « J’ai fini le Tour fatigué mais pas à bout. C’est une grande satisfaction. » C’est à Paris que Benoit a pris conscience de ce qu’il venait de réaliser : « C’est vraiment sur les Champs-Elysées que j’ai capté que j’avais terminé le Tour de France. Même si les résultats n’ont pas été à la hauteur de nos attentes, c’est beau de terminer un Tour de France ! » Benoit a donc participé à plusieurs critériums à la sortie du Tour de France : « J’ai mixé cette tournée avec quelques jours de vacances avec ma copine. Cela m’a permis de me ressourcer un peu. »

Photo : Ligue Nationale de Cyclisme

Un mois d’août exceptionnel

Sur la dynamique du Tour de France, Benoit a réalisé un carton plein sur les compétitions auxquelles il a participé. Tout d’abord sur la Polynormande, presque à domicile pour lui : « J’avais de superbes sensations ce jour-là ! J’ai fait beaucoup d’effort qui auraient pu me coûter cher mais ça a payé ! » Benoit remporte cette édition dans un sprint à deux et signe sa 3e victoire de la saison. Quelques jours plus tard, c’est sur le Tour du Limousin qu’il se distingue. Toute l’équipe AG2R LA MONDIALE était dédiée pour lui et il a su répondre à ses attentes. Sur toutes les étapes, il n’est jamais descendu du podium : 3e lors des 2 premières étapes, il s’impose à Beynat pour la 3e étape : « L’équipe a superbement bien contrôlé la course. Dans la dernière montée, j’ai produit mon effort et réussi à me détacher seul. » Benoit s’impose en solitaire et s’empare du maillot jaune. Il terminera également 3e de la dernière étape en s’assurant ainsi la victoire au classement général.

Photo : Gus Sev

« L’équipe a vraiment fait un gros travail surtout sur la dernière étape. Le peloton a été secoué par de nombreuses attaques et mes coéquipiers m’ont bien entouré, et surtout Ben Gastauer dans les derniers kilomètres. » La dernière fois que Benoit avait porté un maillot jaune, il courait encore pour le club de Briquebec. Il était malheureusement tombé alors qu’il le portait. Dans le Limousin, ce fut une autre histoire : « C’est le premier classement général que je remporte. C’est une émotion particulière. Lorsque vous passez la ligne d’arrivée, c’est plus un sentiment de soulagement qui vous traverse. Vous n’êtes pas porté par l’euphorie de la victoire d’étape, mais vraiment soulagé de passer la ligne. J’ai eu la chance d’être encadré par une magnifique équipe AG2R LA MONDIALE ! »

Photo : Getty Images

Le Bretagne comme tremplin vers l’Amérique

En 2018, Benoit avait réalisé son premier top 10 en WorldTour lors de la Bretagne Classic. Après un beau Tour de France et 3 victoires en août, Benoit avait à cœur de rééditer ce résultat. Il améliorera sa marque en terminant 7e de cette édition. Mais c’est au Canada, qu’il va réellement prendre conscience de ses capacités à être acteur dans les courses WorldTour. Sur le G.P. de Québec, il va prendre une belle 10e place : « C’est une très belle course. C’est difficile d’éviter un sprint massif sur cette épreuve. J’ai fait de mon mieux pour me placer et gratter un accessit. Sur le G.P. de Montréal, j’étais vraiment déçu. J’ai tenté ma chance dans le final, j’ai pris quelques longueurs puis Julian Alaphilippe m’a rattrapé. Il ne prenait pas de gros relais alors je suis resté sur mes gardes sans trop appuyer non plus. Et malheureusement, nous avons été rattrapés. J’avais vraiment la victoire en tête. Parfois quand tu attaques, tu ne penses pas tout de suite à la victoire. Tu tentes et tu te dis : on verra bien. Là, je pensais vraiment aller au bout ! » Benoit apprendra après la course que Julian ne pouvait pas appuyer plus sur les pédales et donc qu’il n’y avait pas de regret à avoir.

Photo : Getty Images

Paré de bleu en Angleterre

C’est ce même Julian Alaphilippe que Benoit va retrouver comme leader dimanche prochain sur les routes du Yorkshire pour le championnat du monde élite. Une sélection de dernière minute à laquelle Benoit ne s’attendait pas : « La dernière fois que j’ai porté le maillot bleu, c’était à Bergen et j’en ai ramené un autre irisé de l’arc-en-ciel. C’est vraiment une belle surprise de participer au championnat du monde élite aussi tôt dans ma carrière. Quand on est en junior ou en espoir, on voit arriver les élites, ça fait rêver. Et là je me dis que c’est moi qui vais faire partie des élites. C’est incroyable. » Benoit espère être acteur dans le final pour aider le leader désigné : Julian Alaphilippe qui fait partie des coureurs favoris pour ce mondial. « Ca serait bien de réaliser la même course que l’an dernier où Romain Bardet avait terminé second. L’équipe de France avait été actrice dans le final. J’ai hâte de porter ce maillot bleu, d’aller au charbon et pourquoi de ramener le maillot avec Julian ! »

Copyright : Gus Sev - Photographe

Le podium final

Photo : Gussev.