Le Grand Prix de Plumelec dans la musette !

Lundi 17 juin 2019

Première expérience en Sierra Nevada

Centro de Alto Rendimiento de Sierra Nevada. 2320 mètres d'altitude. Le décors est planté. La préparation pour les objectifs estivaux débute là. La sélection pour le Tour de France n'est pas encore établit mais Benoit prend part avec envie à cette préparation. Enchainer les heures de selle à haute altitude est une première pour lui : "Je suis vraiment content de voir que mon corps réagit bien à l'altitude. C'était une nouveauté pour moi et le bilan est très positif !"

Ces aux côtés de Romain, Pierre, Alexandre, Mikael, Silvan et Oliver, son compagnon de chambre pour ce stage, que Benoit a cumulé près de 1524 kilomètres. Le soleil était au rendez-vous tout au long des 32000 mètres de denivélé positif !

Les coureurs ont débuté par quelques jours d'acclimatation à l'altitude en s’entraînant seulement en plaine. Petit à petit, ils sont remontés s’entraîner sur les hauteurs espagnoles. 3 blocs de 4 jours composaient ce stage : "Le dernier bloc était vraiment difficile. Le travail fut sérieusement réalisé sur cette quinzaine. Malgré la dureté de l'entrainement, l'ambiance était superbe." Benoit a pu compter sur un compagnon de chambre enthousiaste en la personne d'Oliver Naesen. Oliver était également néophyte sur ce genre de stage : « Comme nous étions novice dans de telle expérience, c’était sympa de faire chambre commune. Nous avons pu échanger sur nos ressentis respectifs. Et puis faire chambre avec Oli, c’est toujours un régal. Il apporte beaucoup de conseils, reste toujours positif, très joyeux. C’est motivant et très agréable des stages dans ces conditions ! »

Benoit et Oliver Naesen ont fait chambre commune lors de ce stage en Sierra Nevada. Photo : Yves Perret.

Magique de gagner devant sa famille et sa copine après un gros travail de l'équipe

De retour au niveau de la mer, Benoit attendait beaucoup de cette reprise de la compétition sur le G.P. de Plumelec et les boucles de l'Aulne, deux manches de Coupe de France. Sous le soleil breton, l'équipe AG2R LA MONDIALE prenait ses responsabilités et permettait à Benoit d'être dans les meilleures conditions pour tenter de s'imposer au sommet de la côte de Cadoudal : « Les sensations n’étaient pas géniales dès le début et pendant la course. J’ai essayé de ne pas trop m’écouter et d’attendre que les jambes reviennent. » L’équipe fait un super boulot pour protéger Benoit. Malgré les différentes attaques dans la dernière montée, Benoit réussi à s’imposer sur le fil face à Jesus Herrada : « C’est une belle victoire sur un beau parcours au sommet d’une belle montée. Ma famille avait fait le déplacement, ma copine également. C’était ma première victoire devant elle, c’était génial. »

Deuxième victoire de la saison ! Photo : Kim Caritoux

Direction le critérium du Dauphiné dès dimanche

Après son premier Paris-Nice, Benoit a découvert le Critérium du Dauphiné. Une épreuve qui tient au coeur de l'équipe de par son implantation géographique et par les profils des coureurs alignés sur l'épreuve. C'est autour de Romain Bardet que l'équipe s’est articulée mais chacun avait sa chance dans les échappées. Benoit a signé un beau top 10 sur un sprint massif compliqué lors de la première étape : « Les sensations étaient vraiment bien durant les deux premiers jours. Les profils étaient escarpés, les conditions climatiques assez rudes. Cela me convenait bien. » Benoit réussit à prendre l’échappée sur la seconde étape mais sans plus de réussite. La suite est un peu plus compliquée : « J’ai pris froid à partir de la 3e étape. J’avais du mal à respirer ce qui m’a beaucoup gêné sur les 4 étapes suivantes. J’ai pris mon mal en patience. C’est vraiment dommage car j’aurais aimé voir l’effet du stage en Sierra Nevada sur ma condition générale. »

Il en ressort tout de même de bonnes choses pour Benoit de cette nouvelle expérience en WorldTour. « Les coureurs ont plus un profil de grimpeur, alors c’est plus compliqué quand ça monte, certes, mais sur le plat c’est plus simple que Paris-Nice. J’ai pu aussi participer au rythme du peloton parfois et je sais qu’aujourd’hui, j’ai le niveau pour être un coéquipier acteur sur une course WorldTour. Il y aussi quelque chose que j’ai pu constater : c’est que nous passons forcément par des hauts et des bas sur une course d’une semaine. Il faut savoir prendre son mal en patience lorsque la santé n’est pas optimale, rester motivé et attendre des jours meilleurs. J'imagine que cela doit être démultiplié sur un grand tour ! »

Prochain rendez-vous pour Benoit, le championnat de France élite sur route à la Haye-Fouassière en Loire-Atlantique.

Copyright : Gus Sev - Photographe