"Quel plaisir de gagner en élite !"

Lundi 28 mars 2016

Crédit photo : Nicolas Gachet/DirectVelo.

Une équipe dédiée pour Aurélien Paret-Peintre

 

Ce dimanche 27 mars devait être la journée du coéquipier de Benoit, Aurélien Paret-Peintre : « Il courrait chez lui, à domicile et nous avions construit la stratégie collective autour de lui. » C’est dans un rôle de coéquipier que Benoit est arrivé au départ à Annemasse : « Nous avions à cœur de réussir cette course pour l’équipe et pour Aurélien. Avec Rémy, nous étions sa garde rapprochée. Nous sommes restés à ses côtés tout le début de course. Puis la course s’est emballée avec de nombreuses attaques. » Benoit est présent dans l’un des groupes qui s’extirpe du peloton. Son leader du jour, très marqué par ses adversaires, n’y est pas. A mi-course, Benoit fait partie d’un groupe d’une trentaine de coureurs possédant plus de 5 minutes d’avance sur le peloton. « Nous avons échangé avec le directeur sportif et avons décidé de changer la stratégie et je suis devenu le coureur à protéger. » La suite est assez simple pour Benoit. Après un gros travail de ses coéquipiers au pied de la côte de Chez Padon, il attaque au sommet. Après une dizaine de kilomètres seul devant, il se relève pour attendre 4 coureurs sortis également dans la bosse. Puis, à 5 kilomètres de l’arrivée, il s’extirpe avec un coureur Belge qu’il règlera au sprint.

Un soulagement de lever les bras en élite

 

« Le gabarit du coureur Belge ne me donnait pas trop confiance quand à ma capacité à pouvoir le lâcher sur le plat. J’ai donc choisi d’attendre le sprint. Il a lancé le sprint de loin et j’ai pu le déborder facilement dans les 200 derniers mètres. » Benoit l’attendait depuis deux ans cette victoire en élite. « Quand j’ai passé la ligne, j’étais soulagé. Tout d’abord soulagé de gagner une course élite. Et puis soulagé de rendre la confiance que le staff et l’équipe m’ont donné. Et puis lever les bras sur Annemasse – Bellegarde, certainement la plus belle classique du Rhône-Alpes, me rend d’autant plus fier. En passant la ligne, j’ai également pensé à Aurélien qui tenait beaucoup à s’imposer chez lui. Je ne pouvais pas me louper. Pour moi mais aussi pour mes coéquipiers et pour Aurélien ! »

Une première victoire au sein d’un mois de mars plein !

 

L’an passé, Benoit avait dû attendre le 19 mai pour s’imposer. Cette saison, il a levé les bras seulement après un mois et demi de compétition : « Je suis plus en forme que l’an dernier à la même période. Et puis je pense que ma chute m’a fait grandir. Je suis plus posé, plus réfléchi quand je monte sur le vélo. Et puis le staff et mes coéquipiers me font confiance, je n’ai pas le droit de les décevoir. L’an passé, jamais j’aurai imaginé passer la bosse de Chez Padon. Cette année, elle ne me faisait pas peur ! »

 

Sur les 6 dernières courses, Benoit n’a pas fait moins bien que 7e ! 2e sur le circuit de la vallée du Bédat puis sur le G.P. de Bourg-en-Bresse, 3e en coupe de France à Buxerolles, 5e sur le prix de Bohas et 7e de la Durttorccha, Benoit est grandement récompensé par cette victoire sur Annemasse – Bellegarde ! « Nous avons fait le même hiver que l’an passé, avec des charges d’entrainement un peu plus importantes. J’avais cette incertitude en début de saison de ne pas retrouver mon niveau physique. Une fois cette incertitude effacée, la confiance de l’équipe et quelques bons résultats, j’étais relancé sur la bonne voie ! »

 

Le cycle de Benoit se poursuit la semaine prochaine sur la coupe de France et les boucles de l’Artois. Il se rendra ensuite en Italie sur Torino – Biella puis de nouveau en coupe de France (le tour du Lot-et-Garonne) avant d’observer une coupure bien méritée !

"Je suis content d'avoir retrouvé ce niveau de performance !"

Mardi 22 mars 2016

30 jours de haut-niveau pour Benoit

 

Dimanche prochain, Benoit sera aligné sur l’historique Annemasse – Bellegarde. Il clôturera par cette occasion trente jours de performance de haut- niveau. Depuis le 28 février dernier, le normand comptabilise 3 podiums et 2 Top 10. Sa plus mauvaise place ? 7e lors de la Durtorccha remporté par son coéquipier Nans Peters !

 

Même si la victoire n’est pas encore au rendez-vous, Benoit se rassure : « Mon objectif premier était de retrouver le niveau de performance que j’avais avant ma chute sur le tour des Pays de Savoie. Aujourd’hui j’y suis arrivé et j’en suis très heureux. Je suis même meilleur que l’an passé à la même période ! » Content, il aurait aimé concrétiser cette forme par une victoire : « Des places en élite ou un podium en coupe de France DN1 ça ne se refuse pas ! Le plus satisfaisant est de pouvoir conjointement travailler pour l’équipe et de faire des places comme celle-là ! »

Un peu plus de réussite pour lever les bras

 

« Je pense qu’il m’a manqué un peu de réussite, surtout sur mes deux secondes places (Circuit des communes de la vallée du Bédat et le G.P. de Bourg-en-Bresse). En Auvergne, nous sommes tombés sur plus fort que nous. Maxime LELAVANDIER était dans l’échappée principale. C’est le seul que nous n’avons pas repris. Il était très fort ce jour-là.» Benoit avoue avoir été frustré par sa 2e place en Auvergne : « C’est peut-être l’une des plus belles courses du comité Rhône-Alpes-Auvergne. J’aurai aimé lever les bras, mais il y avait plus fort que moi ! A Bourg-en-Bresse, le sprint ne s’est pas déroulé comme nous l’avions voulu et je n’ai pas pu dépasser le vainqueur. » Benoit sait qu’il a la victoire dans les jambes, il ne lui manque qu’un brin de réussite pour concrétiser, notamment sur les courses élite : « C’est toujours bien de gagner en toutes catégories. Cela met en confiance mais je vise plus haut et j’espère que cela va payer ! »

Circuit de la vallée du Bédat. Photo : VC Caladois.

Une journée doublement particulière en Coupe de France

 

L’an passé, sur le tour d’Eure-et-Loir comptant pour la coupe de France DN1, Benoit avait pris la 3e place du classement général : « Je n’étais pas monté sur le podium l’an passé. Rien n’avait été prévu par l’organisation. » Alors forcément, dimanche dernier, sa 3e place eu une saveur particulière : « J’ai vraiment pu profiter du podium à Buxerolles. J’étais content de montrer au niveau national ma condition physique actuelle. » Une journée doublement particulière car sa sœur était présente pour le voir courir : « Elle est déjà venu me voir plusieurs fois sur les courses. Mais avec la distance aujourd’hui c’est plus compliqué. J’ai appris 48 heures avant qu’elle serait présente sur la course le jour de son anniversaire. Je lui ai dit en rigolant qu’il fallait que je lui ramène un bouquet. Ce n’est pas celui du vainqueur mais celui-là est beau aussi ! »

En famille sur la coupe de France. Photo : Amélie Barbotin.

Podium du G.P. de Buxerolles. Photo : Amélie Barbotin.

Poursuivre sur cette lancée

 

La coupure n’est pas prévue pour bientôt. Benoit terminera son cycle de 10 semaines après la 4e manche de coupe de France lors du tour du Lot-et-Garonne : « Le cycle est plus long que l’an passé, mais nous le gérons superbement bien. Nous avons effectué moins de long transfert cette année et cela se ressent dans la fraicheur physique sur les courses et les entrainements. » Côté entrainement, il va poursuivre sur le même rythme en espérant plus de réussite sur les compétitions qui arrivent. Il se rendra dimanche prochain sur Annemasse – Bellegarde. Après la 3e manche de coupe de France lors des boucles de l’Artois, il se dirigera vers l’Italie pour Torino – Biella puis terminera sur le tour du Lot-et-Garonne.

Copyright : Gus Sev - Photographe