Dans le coup aux côtés des professionnels !

Lundi 30 mai 2016

Incroyable Cadoudal !

 

Le G.P. de Plumelec et les boucles de l'Aulne marquaient le retour de Benoit Cosnefroy sous les couleurs de l'équipe de France espoir. Après un très bon début de saison, c'est aux côtés des professionnels que Benoit a poursuivi son apprentissage vers le haut niveau. Un retour qui s'est plutôt bien passé : "Les sensations étaient vraiment bonnes sur le G.P. de Plumelec. Je me sentais vraiment bien dans la côte de Cadoudal, principale difficulté du circuit. Et puis le monde dans la côte, c'était incroyable. Nous n'avons pas l'habitude de voir toute cette foule sur les courses en Rhône-Alpes. Ca respire vélo !" Le peloton fait tempo derrière un trio d'échappés dont fait partie Nans Peters, son coéquipier à Chambéry et en équipe de France. Le peloton force l'allure dans les derniers tours de circuit et un groupe de 19 coureurs se détachent dans la montée finale : "Je n'étais pas très bien placé au pied de la montée finale. J'ai pris quelques cassures ce qui m'a certainement coûté au sommet. J'étais dans le groupe pour la victoire mais en dernière position. Je ne pouvais grappiller aucune place ! Je me suis retourné, j'ai vu que le trou était fait."

 

Le lendemain, sur les boucles de l'Aulne, le schéma est différent : "Ca a roulé très vite toute la journée ! Même certains coureurs professionnels nous ont dit que c'était assez rare des intensités pareil pour ces courses !" Sur un parcours au profil moins accidenté, les "petits français" protègent Erwan Corbel pour le sprint : "J'ai bien travaillé pour le replacer régulièrement. J'ai essayé de suivre quelques attaques, mais le peloton roulait trop fort. Dans le final, notre sprinteur nous a dit qu'il n'était pas bien. Le travail de la journée m'a coûté dans l'emballage final pour aller chercher  mieux !" Benoit ressort tout de même très satisfait de cette seconde expérience : "J'ai vraiment eu l'impression de ne pas subir tout le week-end. Même lorsque le peloton roulait fort, j'étais à fond mais je pouvais garder ma place. C'est très encourageant pour la suite."

Benoit Cosnefroy et l'équipe de France espoir au départ. Crédit photo : Capture-Evènements B.Perrel Photographe 

Encore une marche à franchir

 

Benoit a pu comparer son niveau actuel avec celui des professionnels. Même s'il sent que le travail commence à combler la différence, une marche reste encore à franchir : "Pour faire des places d'honneur chez les pros comme celle que je viens de faire, j'ai le niveau. Mais quand tu es professionnel, des places comme cela, ça ne compte pas beaucoup ! Je n'ai pas encore la capacité à aller chercher des Top 10 voir Top 5. Sur le G.P. de Plumelec, j'ai vu Samuel Dumoulin (le futur vainqueur du jour) assez tranquille. Il a pu aller jouer la gagne ensuite. Il me manque encore cette capacité à être frais lorsque la vraie bataille débute !" Benoit reste humble sur les étapes qu'il lui reste encore à franchir avant espérer d'aller titiller les meilleurs sur des courses de ce niveau.

Retour sur la course de la Paix

 

Benoit s'envole mercredi pour la république tchèque et la course de la Paix. Une course de 3 jours comptant pour la coupe des nations espoir. L'an passé, Benoit y étrennait le maillot bleu pour la première fois. Malheureusement, une chute lors du sprint de la première étape, le refroidit et l'handicapa pour le reste de la course. Sans esprit de revanche, Benoit est ambitieux : "Ce sont des profils qui me conviennent plutôt bien. Je suis en forme depuis le début de saison. Participer à ces manches de coupe de France avec les professionnels nous a bien préparé. Je sais que l'intensité sera moindre que sur les boucles de l'Aulne. Nous devrons plus jouer les premiers rôles et ne pas passer à côté comme l'équipe l'a fait l'an passé !" En attendant de connaître le rôle que le sélectionneur lui attribuera, Benoit va passer sa journée dans le train pour revenir une petite journée sur Chambéry.

Très beau résultat sur le Rhône-Alpes Isère Tour !

Mardi 17 mai 2016

Benoit prenait part jeudi dernier à sa première compétition par étape en Classe 2. Une course aux côtés des professionnels qu'il abordait avec quelques interrogations : "Loïc Varnet, le directeur du centre, et Nans Peters, m'ont tous deux dit que le niveau du R.A.I.T. était atteignable. Toute la semaine, nous en avons parlé avec Nans et cela m'a mis en confiance !"

Benoit Cosnefroy aux côtés de Guillaume Martin. Crédit photo : Kim Caritoux.

"Surpris par mon niveau de performance !"

Lors de la première étape, Benoit souhaitait prendre l'échappée, son coéquipier Nans Peters également. Mais l'un ou l'autre devait garder ses forces pour le final qui s'annonçait très difficile. "Nous avons tiré à la courte paille pour décider de qui pouvait prendre l'échappée. J'ai perdu, donc devait rester au chaud dans le peloton." Au final, ni Nans, ni Benoit ne seront dans l'échappée. Après l'entrée dans le circuit final, les coéquipiers de Benoit roulent pour réduire l'écart avec l'échappée. Au sommet d'une bosse courte mais raide, 15 coureurs s'extirpent dont Benoit : "J'avais de supers sensations. J'étais dans le bon coup mais malheureusement, j'ai été victime d'une crevaison lente à deux kilomètres de l'arrivée. Je n'ai pas perdu de temps sur le groupe dans lequel j'étais, mais je n'ai pas pu sprinter." Ce n'est que partie remise, car l'étape du lendemain s'annonçait compliquée.

"Très motivant d'être désigné leader"

 

C'est donc comme leader que Benoit aborde la seconde étape sous la pluie avec comme principale difficulté, le col de l'Oeillon. Un étape difficile durant laquelle Benoit a parfaitement manœuvré pour ne pas exploser : "L'équipe Cofidis a roulé très fort dès le pied. J'ai lâché au sommet du col avant de revenir dans la descente. Je ne pouvais pas attaquer, faire la course, j'étais à fond. Je me suis contenté de suivre les leaders le plus loin que je pouvais. Je n'ai pas pu suivre Adrien Costa (USA) lorsqu'il a attaqué. Ils sont partis à trois et nous nous sommes disputés la 4e place. Je termine 6e." Lors de la 3e étape, c'est encore Adrien Costa qui met le feu aux poudres et fait exploser le peloton. Benoit, toujours très bien entouré par ses coéquipiers, perd une petite place au classement général, il est 6e : "Nans et mes coéquipiers ont fait un travail formidable toute la journée pour me replacer !"

"Un travail formidable de mes coéquipiers !"

 

Désigné leader après le résultat de la première étape, Benoit insiste sur le rôle du collectif chambérien dans son résultat : "Jaap (De Jong), Victor (Tournieroux), Aurélien (Paret-Peintre), Etienne (Fabre) et Nans (Peters) m'ont énormément aidé sur ces 4 jours de course. Je sais qu'Etienne et Jaap avaient des ambitions personnelles, qu'ils ont mis de côté pour me permettre de conserver ce Top 10. Je les remercie, c'est très professionnel de leur part !" Autre soutien important sur lequel Benoit a pu compter, c'est celui de Nans Peters. Le coureur isérois, qui passera professionnel en 2017 chez AG2R LA MONDIALE a déjà participé à deux éditions du R.A.I.T. et a même terminé 20e l'an passé. "Nans a été incroyable ! Il était physiquement très fort mais il a aussi apporté son expérience, son assurance. Il s'est donné à 200% et n'a jamais pensé à jouer sa carte. Il était toujours présent à mes côtés. Quand un futur professionnel se met à votre service, c'est très valorisant et très motivant ! On se dit que l'on ne peut pas les décevoir !"

Nans Peters protège Benoit Cosnefroy. Crédit photo : Kim Caritoux.

Un bilan très positif !

 

6e, 8e, 12e et 15e d'étape pour une 6e place au classement général final, Benoit tire un bilan très positif de ce Rhône-Alpes Isère Tour : "Pour une première course par étape en Classe 2, c'est génial. Il n'y a pas de victoire mais les places d'honneur sont là. Il n'y a que des étrangers devant. Des coureurs qui ont l'habitude de courir des compétitions de plus haut niveau, c'est très gratifiant pour moi !" Un peu de repos avant de repartir vers un programme chargé : le Tour de Berne et trois sélections en équipe de France espoir ! "Je suis content de retrouver l'équipe de France espoir et particulièrement sur des courses professionnelles. Je serai aligné sur deux manches de coupe de France PMU : le G.P. de Plumelec-Morbihan et les boucles de l'Aulne. Il y a une superbe ambiance en Bretagne. La côte de Cadoudal sur le G.P. de Plumelec-Morbihan, avec les couleurs de l'équipe de France, c'est digne d'une étape de Tour de France !" Benoit enchainera ensuite avec la course de la Paix, course comptant pour la coupe des Nations espoir.

Poursuivre sur cette même dynamique !

Mercredi 4 mai 2016

De belles étapes en perspective …

 

Benoit a repris l'entrainement il y a deux semaines après une première coupure cette saison. Avec ses coéquipiers, il est allé reconnaitre les étapes des deux principales courses par étapes en Classe 2 : le Rhône-Alpes Isère Tour et le tour Savoie Mont-Blanc. Ces reconnaissances lui laissent un sentiment mitigé : "La première étape du Rhône-Alpes Isère Tour pourrait me convenir. L'étape est usante mais assez facile. Tout ce complique dans le final avec une bosse assez raide qui convient parfaitement aux puncheurs !" Concernant le tour de Savoie Mont-Blanc, Benoit est moins confiant qu'à la première vue du parcours : "Les étapes sont vraiment difficiles ! L'an passé je n'avais pas reconnu les étapes, je ne savais donc pas trop dans quoi je me lançais. Je n'ai malheureusement pas pu voir ce qu'il en était (Benoit avait chuté après 20 kilomètres de course). Je ne pensais pas que les étapes pouvaient être aussi dures !" Le normand avait repéré l'étape 100% chambérienne au départ de Barby : "Il n'y a pas de long col sur cette étape. Seulement des enchainements de "petites" bosses. Mais en réalité, c'est un chantier ! Il n'y a pas un moment de répit. Mais cela va être encourageant de courir à côté de chez nous. L'étape passe juste devant nos appartements !" S'il est certain que les grimpeurs seront également à la fête sur cette étape, Benoit n'en reste pas moins motivé pour tenter sa chance !

Un temps plutôt hivernal pour ces reconnaissances !

Une reprise italienne en Classe 2 !

 

Dimanche dernier, Benoit était aligné sur le circuito del Porto. 12 tours de 15 kilomètres étaient à parcourir. Accompagné par 3 coéquipiers, Benoit termine 13e d'une course qui s'est jouée au sprint massif : "Les sensations étaient bonnes. J'ai pris pas mal de plaisir dans les 10 derniers kilomètres où nous avons essayé de mettre en place deux binômes pour se lancer le sprint. Aurélien Paret-Peintre m'a emmené mais l'on s'est fait un peu enfermer. Je n'ai pu sprinter que sur 100m. Les écarts étaient très minimes à l'arrivée, un Top 10 était envisageable. Mais c'était une bonne reprise !"

Reprise sur le circuito del Porto. Photo : Carlotta Ganna.

Première expérience par étapes en Classe 2 sur le Rhône-Alpes Isère Tour

 

Les courses de Classe 2 sont des compétitions ouvertes aux amateurs et aux professionnels. Sur le Rhône-Alpes Isère Tour, Benoit va côtoyer des équipes professionnelles comme Cofidis ou l'armée de terre. "J'ai déjà participé à des compétitions en Classe 2 espoir, mais le niveau y est un peu moins élevé. Avec les pros, c'est différent. Je ne sais pas du tout comment cela va se dérouler. J'y vais vraiment pour découvrir avec l'envie de bien faire. Je sais que je serai en forme, à moi d'en profiter." Sur ce manque d'expérience, Benoit échange beaucoup avec Nans Peters, son coéquipier et 20e du R.A.I.T. en 2015, et se rappelle de la performance de François Bidard l'an passé : "Il avait terminé 2e d'étape et 4e du classement général final ! Il avait fait une vraie perf ! Même s'il était plus fort que moi, je pense qu'il y a des ouvertures pour tirer son épingle du jeu !'

Avant cela, retour en coupe de France DN1

 

Avant de rencontrer les professionnels sur le R.A.I.T., Benoit prendra la direction du G.P. de Belley ce jeudi puis de la 5e manche de coupe de France DN1 sur le G.P. de Nogent sur Oise. Une nouvelle manche sur laquelle Benoit espère briller mais de manière différente : "J'aimerai bien que ça n'arrive pas au sprint massif. Les courses en coupe de France sont assez stéréotypées. Si le schéma de course se déroule comme les précédentes, je serai surement un des coureurs protégés pour le sprint final. Mais j'aimerai que l'on puisse faire un peu plus la guerre, rendre la course plus intéressante et que mes coéquipiers puissent également faire des résultats !" Après cette manche, il ne restera plus que le tour d'Eure-et-Loir pour marquer de gros points. Ensuite : "Ca sera du calcul de points durant la course" pour terminer la saison en coupe de France.

Benoit Cosnefroy porteur du maillot blanc de meilleur jeune.

Crédit photo : Kim Caritoux.

Copyright : Gus Sev - Photographe