VICE CHAMPION DE FRANCE AMATEUR !

Samedi 25 juin 2016

Crédit photo : Kim Caritoux.

Une course maitrisée

Ce samedi, Benoit était aligné sur le championnat de France amateur. Privé de championnat l’an passé à cause de sa chute sur le tour des Pays de Savoie, Benoit avait à cœur de confirmer sa belle forme depuis le début de l’année pour aller conquérir le maillot tricolore : « Je suis arrivé sur la course sans pression. J’ai pris ce championnat comme une coupe de France DN1." La course s’emballe vite avec de nombreuses attaques. A 80 kilomètres de l’arrivée, c’est un des coéquipiers de Benoit qui ouvre la route : Rémy Rochas. « Le fait d’avoir Rémy devant nous a beaucoup soulagés ! Cela nous a enlevé du stress. Rémy a fait un gros boulot. » Derrière, le peloton explose mais Benoit ne s’affole pas : « Je savais que plusieurs coureurs allaient être marqués et que la bosse permettait de boucher des gros écarts. J’ai su rester calme lorsque j’avais un coup de retard. J’attendais de voir comment les jambes répondaient. A mi-course, j’ai attaqué pour reprendre un groupe de 30 coureurs sans chambérien. J’ai senti que les jambes étaient présentes, ça m’a rassuré ! »

En tête lors du passage sous la cloche

Durant près de 150 kilomètres, Benoit gère ses efforts : « J’attaquais la bosse bien placé puis je perdais quelques places durant celle-ci. Pendant les phases de transitions entre les bosses, je restais bien placé en faisant le moins d’effort possible. J’entendais d’autres coureurs dire que ça commençait à être difficile mais je me sentais bien ! »

Il faut attendre les 13 derniers kilomètres pour voir la bonne échappée se dessiner après de nombreux mouvements de course. 8 coureurs ouvrent donc la route avec Benoit et Rémy Rochas : « Déjà à 4 tours de l’arrivée, je sentais que c’était peut-être un bon jour pour moi. » Dans la dernière montée du circuit, c’est David Gaudu (Côtes d’Armor – Marie Morin) qui attaque : « Nous ne nous sommes pas trop regardés ! Tout le monde était à fond. » Benoit se détache avec Elie Gesbert (VC Pays de Loudéac) et Valentin Madouas (BIC 2000). Les 4 hommes s’entendent et créent l’écart sur le reste de l’échappée. C’est encore David Gaudu qui tente sa chance dans les derniers kilomètres : « Nous nous sommes très bien entendus avec Madouas et Gesbert. Ce dernier a pris des crampes et a pété. Avec Madouas, nous avons gardé Gaudu à portée de fusil pour le reprendre au kilomètre. » C’est donc au sprint que le titre de champion de France va se disputer.

Benoit sur le tour de Savoie Mont-Blanc. Crédit photo : Vincent TERRIER.

« Il m’a manqué une demi-roue »

C’est Valentin Madouas qui a lancé le sprint : « J’avais prévu de lancer au 200m. Valentin a lancé juste avant moi et je n’ai pas réussi à le remonter au-delà de son pédalier. » Lorsque Benoit coupe la ligne, c’est la déception qui prime mais rapidement la joie l’emporte : « Je me suis dit que je venais de louper quelque chose de fou ! Et puis finalement, j’étais plus ému de terminer second. SI on m’avait dit que je finirais sur le podium, j’aurai signé de suite ! » C’est donc sur la seconde marche que Benoit a pu profiter d’une Marseillaise : « Ce sont des moments uniques dans une carrière. Vivre une Marseillaise sur un podium national c’est génial ! »

Crédit photo : FFC.

Le temps d’une pause

Après ce championnat de France, Benoit va observer une coupure de quatre jours pour se reposer et préparer la fin de saison. Il reprendra le chemin de l’entrainement sur deux stages montagnes consécutifs chez le partenaire du centre de formation, la station de La Rosière 1850. « Je reprendrai la compétition le jour de la fête nationale sur le G.P. de Charvieu-Chavagneux. Deux jours après, nous serons engagés sur l’Etoile d’Or, manche de coupe de France DN1. » La suite est encore un peu floue et dépendra des choix du sélectionneur national. Fort d’un nouveau podium au plus haut niveau français, Benoit aura à cœur de prouver sa progression sur des courses internationales ! Rendez-vous en juillet !

Un résultat satisfaisant au vu de la forme !

Mardi 14 juin 2016

Une belle course collective sur le Tour d’Eure-et-Loir

Après un intermède avec l’équipe de France espoir, Benoit a retrouvé les couleurs de Chambéry Cyclisme Formation pour la 6e manche de la coupe de France DN1 lors du tour d’Eure-et-Loir. Une manche importante qui attribuait de nombreux points pour le classement général de cette coupe. La première étape est marquée par une course de mouvement : « J’ai bien participé aux côtés de mes coéquipiers à ces mouvements de course. J’en gardais un peu sous la pédale en cas d’arrivée au sprint massif. » C’est finalement ce qu’il s’est passé. Bien regroupé à 7 kilomètres de l’arrivée, Benoit déraille : « Le temps de remettre la chaine, je suis reparti dernier du peloton ! J’ai réussi à remonter un maximum de coureurs mais je n’ai pas pu prendre part à l’emballage final. » Le final très sinueux ne permet pas à Benoit de se replacer correctement pour garantir toutes ses chances. « Le final était très dangereux. Les coureurs du VC Pays de Loudéac ont très bien manœuvré en se plaçant devant très tôt. Personnellement, je n’ai aucun regret car, même bien placé, je n’aurai pas pu disputer la victoire. Les jambes n’étaient pas terribles ! »

L'arrivée du contre la montre par équipe pour le Chambéry CF. Crédit photo : Mathilde L'Azou

La satisfaction vient du contre la montre par équipe. Les chambériens prennent une belle 3e place derrière les intouchables coureurs de Vendée U : « Cette place est satisfaisante. Nous aurions peut-être chiper la seconde place au CC Etupes mais jamais nous n’aurions pu gagner. J’ai pris beaucoup de plaisir à courir ce contre la montre par équipe. » Ce fut une riche expérience pour Benoit qui participait qu’à son second contre la montre par équipe en compétition. Un effort particulier dans lequel : « tout le monde recherche le détail. C’est ça qui me plait ! »

 

Après avoir terminé 2e du sprint du peloton derrière l’échappée de 12 coureurs sur la 3e étape, Benoit a travaillé pour ses coéquipiers sur l’ultime manche. « Aurélien Paret-Peintre était très fort. Nous avons participé aux différentes attaques pour créer de la course et essayer de lui permettre de faire basculer le classement général. » Après une échappée avec son coéquipier Rémy Rochas, Benoit fait son job d’équipier en contrôlant le peloton derrière l’échappée partie avec Aurélien.

Benoit lors de l'échauffement du CLM/Equipe. Crédit photo : Mathilde L'Azou

Un bilan positif malgré une forme sur la pente descendante !

Déjà sur la course de la paix Benoit ressentait un peu de fatigue : « Je suis content du résultat au vue de mes sensations. J’ai réussi à travailler pour l’équipe et à récolter quelques points pour le classement de la coupe de France, c’est l’essentiel ! » Après avoir échangé avec Vincent Terrier, son entraineur, Benoit a fait évoluer son programme d’entrainement pour conserver un maximum de fraicheur pour terminer son cycle : « Celui-ci se terminera après le championnat de France amateur. Après 7 semaines, il sera temps de couper. Mais avant cela : le tour de Savoie Mont-Blanc ! » Un an après sa lourde chute, Benoit revient sur l’une des plus belle et des plus dures courses du calendrier Classe 2 en France ! « Ça fait bizarre de revenir sur cette course. L’an passé, le fait marquant de ma saison, ce n’est pas mes résultats, c’est cette chute sur le tour de Savoie ! Je suis super content d’être revenu à ce niveau de performance. Cette chute m’a fait repartir de zéro. Participer au tour de Savoie Mont-Blanc ce n’est que du bonus. J’espère pouvoir travailler au mieux pour mes coéquipiers prendre du plaisir et si j’en ai la chance, me retrouver en échappée ! » Le rendez-vous est pris !

Bel apprentissage sur la course de la paix !

Mercredi 8 juin 2016

10e place en coupe des nations espoir

Benoit retrouvait l'équipe de France espoir sur la difficile course de la paix en République Tchèque. Entouré de plusieurs coéquipiers chambériens sous le maillot bleu, Benoit a rempli son rôle d'équipier au maximum de ses possibilités. Lors de la première étape, Benoit est mobilisé pour prendre des échappées. La course est rapide, Benoit accompagne les tentatives mais sans réussite. Après avoir aidé Nans Peters et Aurélien Paret-Peintre à se replacer, ce sont ses deux coéquipiers qui en font de même pour le sprint final : “Mes coéquipiers m'ont bien replacé mais ça frottait beaucoup. Je ne voulais pas débrancher le cerveau, prendre des risques inutiles pour aller faire une place. Ce n'était pas ce qu'on m'avait demandé sur cette course et je n'avais pas envie de revivre ma chute de l'an passé.” Benoit va tout de même prendre une belle 10e place !

 

Un rôle de coéquipier apprécié

La seconde étape était dédiée au gripmeur. C'est naturellement que Benoit s'est mis au service de l'équipe pour protéger ses trois coéquipiers leaders. 4 kilomètres avant la dernière montée, Benoit, accompagné de Nans, replace ses leaders à l'avant du peloton : “J'avais fait mon boulot, c'était à eux de le conclure. Ce qu'ils ont fait de la plus belle des manières en remportant l'étape grâce à David Gaudu.” La troisième étape était placé sous la signe de la défense du maillot de leader de son coéquipier : “Nous devions laisser une échappée sans coureur dangeureux pour qu'ils prennent les bonifications. Un gros groupe d'une quinzaine de coureurs est parti. Un italien est parti en contre, j'ai suivi. J'étais un peu dans le flou de savoie ce qu'il fallait que je fasse.” Benoit dispute la première bonification. Puis la voiture de son directeur sportif parvient à remonter le peloton pour lui donner les consignes : ne pas bouger jusqu'à se faire rattraper au sommet du dernier col pour assurer les 25 derniers kilomètres de vallée jusqu'à l'arrivée. “Mais l'équipe a eu besoin de moi un peu plutôt. Lorsque je suis passé au ravitaillement, l'assistant m'a dit qu'il fallait que je me relève. Ce que j'ai donc fait pour attendre mes coéquipiers et les aider dans la chasse.” L'équipe de France explose dans le dernier col mais parvient à conserver le maillot de leader !

Benoit Cosnefroy  emmène l'équipe de France espoir. Crédit photo : Jan Brychta.

Des sensations moyennes mais une belle expérience

Les sensations étaient moins bonnes que la semaine précédente mais Benoit a fait le boulot à 100% : “J'avais moins de responsabilités que les week-ends précédents avec le C.C.F. Mais j'ai pu me mettre à fond pour le collectif.” Benoit ressort tout de même satisfait de cette course de la paix car la défense d'un maillot de leader fut une formidable expérience : “J'avais déjà défendu ou protégé un leader, mais jamais un maillot de leader. C'était intéressant de voir comment gérer la chasse, trouver le bon tempo, ne pas se tuer à la tâche trop vite pour pouvoir durer dans le temps. En plus de gérer son effort, il faut aussi savoir gérer son équipe, ses coéquipiers !

 

Direction la coupe de France DN1

Après cette parenthèse équipe de France, Benoit va retrouver le maillot terre et ciel pour une nouvelle manche de coupe de France DN1 : le tour de d'Eure-et-Loir. Une course qui lui avait souri l'an passé en réalisant plusieurs Top 10. “Je n'ai pas parce que la course m'avait réussi que c'est un objectif particulier. Cette course demande un gros collectif, notamment pour le contre la montre par équipe. Nous nous sommes entraînés plusieurs fois mais d'autres équipes ont leur chance comme le Vendée U pour qui le contre la montre par équipe est dans leur culture, ou alors Top 16 ou le CC Nogent/Oise.” Benoit avoue n'être pas totalement serein pour cet exercice collectif : “J'espère que tout se passera pour le mieux sur ce contre la montre par équipe pour aller chercher l'équipe leader de cette coupe de France DN1 !”

Copyright : Gus Sev - Photographe