"Je prends du plaisir sur le vélo en attaquant !"

Mercredi 24 février 2016

Dimanche dernier, se déroulait la première manche de la coupe de France DN1 lors du grand prix du pays d'Aix. Sur cette compétition, Benoit s'est offert une belle partie de manivelle à l'avant de la course en ouvrant la route pendant près de 100 kilomètres avec ses compagnons d'échappée.

 

Depuis  son plus jeune âge sur les routes normandes, Benoit a toujours aimé attaquer. Attaquer pour s'échapper ou attaquer pour gagner, il aime prendre des risques : "L'attaque représente beaucoup pour moi ! Cela montre que l'on prend des risques pour tenter de gagner. Attaquer, tenter, jouer et prendre des risques, pour moi c'est ça le plaisir sur un vélo !" Un tempérament d'attaquant qu'il faut parfois contenir pour respecter la stratégie d'équipe et les consignes des directeurs sportifs. "Dès qu'il y a des opportunités d'attaquer et que cela puisse être bénéfique pour moi ou l'équipe, je n'hésite pas une seconde !"

Attaquer oui mais pourquoi ?

Pour participer à une échappée en vue d'aller jusqu'au bout ou juste pour soulager l'équipe de ne pas porter le poids de la course. Dimanche dernier sur le G.P. du pays d'Aix, quelques coureurs du centre de formation étaient missionnés pour prendre l'échappée. Dès le kilomètre 5, plusieurs coureurs accélèrent dont Benoit : "Quand j'attaque en début de course, j'y vais sans compter mes forces, sans me poser de question. Une fois que l'échappée est formée, c'est là qu'il faut prendre du recul, regarder qui nous accompagne, la réaction du peloton, etc... Les attaques pour créer l'échappée principale sont compliquées. Beaucoup de monde souhaite s'échapper. Le peloton s'agite beaucoup en début de course. Il faut trouver le bon timing et les bons adversaires pour créer "la bonne" ! Les 15 premiers kilomètres sont les plus durs. Il faut creuser rapidement un écart suffisant pour démotiver les coureurs ayant louper le bon wagon." Ensuite il faut savoir gérer l'échappée et les coureurs qui l'a composent : "Chez les amateurs, il est plus difficile de gérer une échappée face à un peloton. Chez les professionnels, la chasse est très bien ordonnée, ce qui laisse aux hommes de têtes la possibilité de manœuvrer le peloton à distance en ralentissant ou accélérant pour jouer avec l'écart. L'allure du peloton chez les amateurs est beaucoup moins régulière, c'est donc plus compliqué pour la tête de la course !"

 

Attaquer oui, mais pourquoi ?

Pour distancer ses adversaires et viser la victoire en solitaire ! Alors que l'on se jette presque à corps perdu dans une longue échappée, il est préférable de compter ses coups de pédale pour tenter une attaque dans le final ! "Lorsque l'on attaque dans le final, chaque coup de pédale est précieux. J'essaie de réfléchir en amont sur le lieu ou la configuration dans laquelle mon attaque pourra être la plus efficace." Quand on arrive dans le money-time d'une course, tout peut se passer très vite. L'allure ou le placement des adversaires, le profil de la route, le nombre de kilomètres restant, beaucoup de critères qui peuvent faire qu'une attaque décisive peut réussir ou non. "Dans ces attaques en fin de course, j'ai déjà à l'esprit de vouloir user mentalement et physiquement mes adversaires pour leur prendre le dessus. Dès que l'attaque est lancée, il faut prendre le risque de se donner à fond !"

Souvenirs, souvenirs, ...

 

Les souvenirs d'échappées ne manquent pas à Benoit. La première qui lui vient à l'esprit, celle sur la Gainsbarre lors de sa première année espoir : "C'était ma première échappée avec les élites. Il y avait des coureurs de DN1 avec des équipes qui roulaient fort comme l'armée de terre. J'étais vraiment heureux  d'être là, à leurs côtés, et de tourner avec tout le monde !" La deuxième est un bon souvenir malgré une seconde place sur l'étape : "Sur la ronde de l'Isard lors de la 3e étape. Etre échappé sur une classe 2, c'était vraiment formidable !"

 

C'est certain que les plus belles échappées dont on se souvient sont celles où la victoire est au bout. Lors d'une manche du challenge de Normandie, le lendemain de la Gainsbarre, Benoit s'échappe à 30 kilomètres de l'arrivée : "J'ai attaqué dans la descente, le seul endroit où j'avais de la force, en rigole-t-il. Je suis parti tout seul. L'écart a toujours été très mince. J'ai levé les bras avec 25 petits mètres d'avance sur le peloton !"

 

De beaux souvenirs que Benoit aurait aimé rééditer dimanche dernier. Mais cette échappée lui a permis de se rassurer sur sa condition physique, de montrer à ses coéquipiers qu'il était revenu à son meilleur niveau après sa chute sur le tour des Pays de Savoie. Nul doute qu'il retentera sa chance sur les prochaines courses, mais cette fois-ci, ça ne sera pas pour prendre l'échappée, mais pour tenter d'accrocher la victoire !

"La forme n'était pas loin sur cette reprise !"

Lundi 15 février 2016

Un stage idéal en Espagne avec l'équipe de France espoir

 

Benoit a débuté ce mois de février par un stage avec l'équipe de France espoir. Basés à Calpe, en Espagne, Benoit et les sélectionnés ont bien travaillé : "Nous avons roulé tous les jours avec chaque fois des thèmes de travail différents : un test chrono en bosse, un contre-la-montre par équipe, une sortie foncière ou encore des sprints !" Lors de ce stage, Benoit a battu le record de sa plus longue sortie avec près de 202 kilomètres effectués le mercredi avec plus de 3500 mètres de dénivelé positif. Le Normand était confiant au sortir de ce stage : "Les sensations étaient assez bonnes. Je me suis parfois mêlé à la lutte avec mes coéquipiers mais tout en faisant attention à rester dans mes zones de travail."

 

Pas de vélo pour débuter la saison ...

 

Vendredi était placé sous le signe du transfert avec pas moins de 12 heures de voyage ! Un transfert qui ne s'est pas déroulé tout à fait comme prévu ! Partis avec presque une heure de retard de Valence en Espagne, Benoit et Nans Peters, également présent sur ce stage, ont dû se dépêcher pour prendre leur correspondance à Paris en direction de Lyon. Le problème est que les valises n'ont pas pu suivre le rythme : "Nous sommes arrivés à Lyon sans nos vélos. Et Nans n'avait même pas sa valise ! J'ai reçu ma valise seulement le matin même de la course (le samedi), mais nos vélos n'étaient toujours pas arrivés. Heureusement, le mécanicien a pu mettre deux vélos à nos côtes pour le départ du tour de l'Ardèche. Et comme nous avions prévu une seconde valise avec nos affaires du club, nous avons pu prendre le départ !"

Un voyage qui pèse dans les jambes !

 

Cela na pas suffit à déconcentrer Benoit pour sa reprise des compétitions, mais le voyage a surement pesé dans les jambes : "J'ai senti rapidement que les sensations n'étaient pas excellentes. J'avais "cartouches limitées" pour cette première course. Les mouvements de courses étaient nombreux. J'ai réussi à prendre la dernière vague pour revenir sur les hommes de tête et ne pas me faire enterrer." Ensuite, Benoit moins à l'aise que ses coéquipiers dans la montée, les voient partir pour la victoire. Présent dans le groupe de contre, il joue son rôle d'équipier : "Je faisais mon travail pour ne pas revenir à l'avant mais conserver une certaine entente dans l'échappée." Nans Peters remporte l'étape du jour alors que Benoit termine 14e.

 

Le lendemain, les sensations ne sont guère meilleures ! Peur de subir la course, il prend les devants et attaque dans le premier GPM. Accompagné d'un autre coureur, ils feront quelques kilomètres avant d'être repris. Au sommet de la principale difficulté, 25 coureurs se détachent dont Benoit. Ce dernier participe aux nombreuses attaques aux côtés de ses coéquipiers. Finalement, ils seront sept à s'extirper mais sans Benoit. Il bouclera l'étape à la 13e place dans un groupe de contre à quelques minutes de son coéquipier vainqueur : Aurélien Paret-Peintre.

 

Pas inquiet pour la suite !

 

Même si les sensations n'étaient pas au rendez-vous sur cette reprise des compétitions, Benoit garde confiance pour les prochaines courses : "Le voyage a surement pesé dans les jambes. J'ai terminé une belle semaine avec plus de 28 heures de vélo et des bons blocs de travail. La forme n'est pas loin je le sens. Il m'a manqué un peu de fraicheur pour que ma condition soit proche de celle de mes coéquipiers." Cette semaine, Benoit va s'accorder deux jours de repos avant de se diriger vers la première manche de Coupe de France sur le Grand Prix du Pays d'Aix, samedi prochain.  Il avait l'an passé, terminé 6e, aidant du même coup son équipe à prendre la tête du classement de la coupe de France DN1.

Bienvenue sur mon nouveau site internet !

Samedi 6 février 2016

"A une semaine de débuter ma seconde saison à Chambéry Cyclisme Formation, je lance aujourd'hui mon site internet. Depuis mon départ de ma Normandie natale, de nombreuses personnes me demandent des nouvelles sur mon entrainement, ma forme et mes résultats. Ce site vous permettra de me suivre ... de loin !

 

Je vous proposerai également de me suivre dans mon double projet personnel : sportif et professionnel. Actuellement en 2e année de DUT Techniques de commercialisation, je suis ce cursus qui m'aidera plus tard à entrer dans la vie active.

 

Vous pourrez également suivre ma progression sportive tout au long de la saison. Mon retour des compétitions, des entrainements et tous mes résultats seront disponibles sur mon site.

 

Au rythme des compétitions, des entrainements et de mes études, j'essayerai de partager mon quotidien d'étudiant cycliste !

 

Je vous souhaite une bonne visite et à bientôt !"

Copyright : Gus Sev - Photographe